B’nai Brith Canada comparaît devant un comité pour recommander des mesures afin de lutter contre la radicalisation des jeunes

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2 décembre 2025

OTTAWA – Le Canada doit considérer la radicalisation en ligne et l’extrémisme chez les jeunes comme des menaces pour sa sécurité nationale, a averti B’nai Brith Canada lors d’une intervention devant des parlementaires lundi.

« La propagation de la désinformation […] a des répercussions dévastatrices sur le bien-être des enfants et des adolescents canadiens », a déclaré Richard Robertson, directeur de la recherche et du plaidoyer chez B’nai Brith Canada, lors d’une déposition devant le Comité permanent du patrimoine canadien (CHPC) de la Chambre des communes. « Non seulement [les jeunes] sont victimes de ces contenus obscènes, mais nos cyberespaces sont malheureusement utilisés pour les pousser vers l’extrémisme violent. »

Le CHPC, qui étudie les effets des médias sociaux et des influenceurs sur la jeunesse canadienne, a la possibilité de formuler des recommandations officielles susceptibles d’influencer les politiques du gouvernement fédéral.

B’nai Brith Canada met en garde depuis des années contre les effets néfastes de la désinformation sans entraves et des contenus haineux viraux sur les réseaux sociaux. Dans notre Audit annuel des incidents antisémites au Canada de 2024, nous avons démontré que l’antisémitisme prospère dans le domaine numérique, y compris sur les réseaux sociaux, et que l’intelligence artificielle (IA) contribue à cette tendance.

Lors de son intervention hier, Robertson a fait référence à la soumission écrite présentée par B’nai Brith Canada au CHPC, dans laquelle nous recommandions les points suivants :

  1. Que le Comité permanent de la sécurité publique et nationale (SECU, un comité distinct de la Chambre des communes) entame une étude sur la menace que représente la radicalisation des jeunes en ligne ;
  2. Qu’un programme national soit élaboré afin d’améliorer l’habileté numérique des jeunes en matière de désinformation et de mésinformation auxquelles ils peuvent être confrontés en ligne ;
  3. Que le Canada honore ses engagements, tels que formulés dans un communiqué publié lors de la réunion des ministres de l’Intérieur et de la Sécurité du G7 le mois dernier, à lutter contre les préjudices en ligne tels que la radicalisation et la désinformation résultant des médias sociaux.

« Le moment est venu pour notre gouvernement fédéral de s’engager de manière proactive contre la prolifération de la radicalisation en ligne chez les jeunes et les adolescents canadiens », a écrit B’nai Brith Canada. « Depuis trop longtemps, nos agences de sécurité nationale et d’autres acteurs sociaux tirent la sonnette d’alarme quant aux dangers de laisser ce fléau se propager sans y remédier de manière adéquate. »