B’nai Brith Canada craint que la décision de la Cour supérieure de l’Ontario ne normalise la haine envers les Juifs

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Le Monument national de l’Holocauste à Ottawa suite à son vandalisme en juin 2025 (The Canadian Press).

7 janvier 2026

OTTAWA – B’nai Brith Canada remet en question une décision de la Cour supérieure de l’Ontario, car celle-ci n’a pas identifié les intentions haineuses qui ont motivé un homme à vandaliser le Monument national de l’Holocauste du Canada l’été dernier.

« Comment peut-on délibérément cibler le Monument national de l’Holocauste sans être motivé par la haine ? », a demandé Richard Robertson, directeur de la recherche et du plaidoyer de B’nai Brith Canada, qui a informé la Cour de l’impact de l’incident sur la communauté juive. « [Ian] Aspenlieder a choisi de s’en prendre au monument dédié à l’Holocauste parce qu’il savait que cela traumatiserait la communauté juive, démontrant ainsi clairement ses intentions antisémites.

« Cette décision remet en question la sanctité du monument commémoratif de l’Holocauste au Canada et la mémoire des victimes et des survivants de la Shoah. »

Mercredi, un juge de la Cour supérieure de l’Ontario a condamné Ian Aspenlieder, 46 ans, à cinq mois d’emprisonnement, ce qui correspondait en fait à la durée déjà purgée.

Ancien avocat de la ville d’Ottawa, M. Aspenlieder a dégradé le Monument national de l’Holocauste en juin dernier en y inscrivant « FEED ME (Nourrissez-moi) » avec de la peinture rouge, dans ce qu’il a décrit comme un acte de protestation envers ce qu’il percevait comme la « complicité » du Canada dans le conflit entre Israël et le Hamas. Il a par la suite plaidé coupable à l’accusation de méfaits à l’égard des monuments commémoratifs de guerre. Au cours du procès, il a reconnu que le fait de cibler le monument commémoratif de l’Holocauste offenserait les Canadiens juifs, tout en manifestant peu de remords pour ses actes.

À la suite des actes de vandalisme commis par Aspenlieder, B’nai Brith Canada a exhorté le gouvernement fédéral à renforcer la formation sur l’antisémitisme à l’intention des fonctionnaires publiques. Cela fait également partie du Plan en 7 points de B’nai Brith Canada pour lutter contre l’antisémitisme au Canada, un guide stratégique que nous avons partagé avec les dirigeants de tout le pays.

« Punir collectivement les Juifs pour les politiques d’un pays étranger, c’est de l’antisémitisme », a déclaré Simon Wolle, président-directeur général de B’nai Brith Canada. « Les Juifs canadiens ne sont pas responsables des événements au Moyen-Orient. Le comportement d’Aspenlieder montre à quel point les attitudes antisémites sont devenues normales dans notre société. »