B’nai Brith Canada appelle le ministre du Revenu national à rejeter une plainte jugée infondée visant des écoles juives

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L’Agence du revenu du Canada (La Presse Canadienne).

28 avril 2026

OTTAWA – B’nai Brith Canada exhorte l’Agence du revenu du Canada (ARC) à rejeter une plainte infondée et discriminatoire visant des écoles juives à Toronto et à Montréal.

Ces allégations font partie d’une campagne de lettres ouvertes dont l’objectif est de faire retirer aux écoles juives leur statut d’organisme caritatif, en raison de programmes ou de déclarations perçus comme étant liés à l’État d’Israël.

« Il ne s’agit ni d’une question ni d’une campagne isolée, a déclaré Simon Wolle, directeur général de B’nai Brith Canada. Il s’agit d’une attaque coordonnée et malveillante contre la communauté juive, qui touche tous les secteurs et tous les organismes de bienfaisance à l’autre. »

Selon Richard Robertson, directeur de la recherche et des affaires publiques chez B’nai Brith Canada, cette campagne tente d’utiliser la législation canadienne sur les organismes de bienfaisance à des fins stratégiques et semble faire partie d’un effort concerté visant à “diaboliser” les institutions juives.

« Nous exigeons des actions concrètes et demandons à M. François-Philippe Champagne [ministre des Finances et du Revenu national] de dénoncer cette plainte infondée et préjudiciable » a-t-il déclaré. « Ces arguments de mauvaise foi risquent d’alimenter l’hystérie, de fragiliser le secteur caritatif et d’exacerber l’antisémitisme au pays. »

« Retirer le statut d’organisme de bienfaisance à ces écoles pour de tels motifs reviendrait à cautionner un double standard antisémite et porterait atteinte au droit de milliers de jeunes juifs de recevoir une éducation juive conforme à leurs croyances. »

« Cette nouvelle campagne ciblant les écoles juives s’inscrit dans la continuité d’une initiative antérieure menée par ces mêmes groupes pour discréditer et priver de financement certains camps d’été juifs offrant des programmes liés à Israël. De telles campagnes « diabolisent » le sionisme et les sionistes, a déclaré M. Robertson, au détriment des Juifs canadiens, dont la grande majorité reconnaît le droit à l’existence de l’État d’Israël. »

Robertson a également souligné que certains des groupes associés à cette campagne sont reconnus pour promouvoir ou glorifier des actes terroristes visant des Israéliens ou des Juifs, et ne peuvent, pour cette raison, être considérés comme des interlocuteurs crédibles ou légitimes. Ils participent à ce qu’il décrit comme un « ciblage soutenu, délibéré et organisé » de la communauté juive du Canada.

Dans son Rapport annuel sur les incidents antisémites pour l’année 2025, publié lundi par sa Ligue des droits de la personne, B’nai Brith Canada identifie la « diabolisation » du sionisme comme l’un des principaux facteurs contribuant à l’antisémitisme. Selon ce rapport, 6 800 incidents antisémites ont été recensés au Canada au cours de la dernière année.

« Des milliers de familles juives ont recours à ces écoles et à ces camps afin d’offrir à leurs enfants une éducation qui incarne les traditions juives », a déclaré Simon Wolle, directeur général de B’nai Brith Canada. « Ils fournissent un service essentiel qui bénéficie à l’ensemble de la société canadienne et contribue à la préservation de la culture et des traditions de la communauté juive. »

« Ce mouvement trompeur a déjà suscité une vive inquiétude ainsi que de nombreuses préoccupations au sein de la communauté juive. Le gouvernement doit y réagir et le dénoncer sans délai.  Nous collaborerons étroitement avec nos partenaires, sans laisser aucun aspect de côté, afin d’assurer la protection de nos enfants, de notre communauté et de nos institutions. »

« B’nai Brith Canada accordera son « soutien total et sans équivoque » aux institutions juives victimes de telles attaques et s’opposera aux tentatives visant à instrumentaliser l’ARC pour perturber la vie juive au Canada », a-t-il déclaré.

M. Wolle, M. Robertson et Mme Paola Samuel, directrice régionale de B’nai Brith Canada pour le Québec et le Canada atlantique, sont actuellement à Ottawa pour rencontrer des législateurs et aborder cette question de manière urgente et en temps réel.