L’organisation « Palestine Action » doit être classée comme entité terroriste après avoir encouragé l’extrémisme au Canada

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Extrait du « manuel clandestin » de Palestine Action.

5 mai 2026

OTTAWA – B’nai Brith Canada exhorte le gouvernement fédéral à agir contre un réseau extrémiste qui encourage ses partisans à mener des attaques contre des entreprises à travers le monde.

Le groupe, qui se fait appeler « Palestine Action – Canada, » a diffusé une « carte des cibles » recensant de nombreuses institutions au Canada, en Europe et aux États‑Unis présentées comme ayant des liens avec Israël ou son armée. En cliquant sur l’un des lieux répertoriés, les utilisateurs sont dirigés vers un « manuel clandestin » proposant des directives pour organiser ce que le groupe qualifie d’ « action directe ». Le contenu inclut notamment des appels à la formation de petites « cellules » en vue de commettre des actes de vandalisme, ainsi que des conseils visant à éviter l’intervention des forces de l’ordre et à faire disparaître les preuves d’activités criminelles.

« Ce manuel offre des instructions opérationnelles pour mener des actions terroristes et anarchistes », a déclaré Richard Robertson, directeur de la recherche et des affaires publiques chez B’nai Brith Canada. « En faisant la promotion de ce document et en identifiant des cibles précises, Palestine Action encourage ses partisans à commettre des actes criminels au nom de son idéologie radicale. »

B’nai Brith Canada a alerté les autorités policières, les agences de sécurité nationale et ses partenaires internationaux.

Robertson a indiqué que les raisons invoquées par Palestine Action pour cibler certaines entreprises reflètent une logique conspirationniste désormais courante dans les mouvements extrémistes, quelles que soient leurs convictions politiques.

« Le Canada doit considérer l’extrémisme transnational comme une menace à la sécurité nationale », a-t-il déclaré. « Le Rapport annuel 2025 sur les incidents antisémites de B’nai Brith Canada identifie la radicalisation en ligne — en particulier chez les jeunes — comme l’un des principaux facteurs expliquant la recrudescence des actes de haine visant la communauté juive canadienne. Palestine Action illustre clairement la façon dont des mouvements extrémistes exploitent les plateformes numériques pour transformer la propagande en outil d’intimidation et de criminalité. »

« La publication de cartes ciblant des lieux précis, la diffusion de manuels encourageant des activités illégales et l’incitation à l’organisation en cellules clandestines s’apparentent clairement aux tactiques employées par des entités terroristes », a-t-il déclaré. « Il s’agit d’une tentative délibérée de normaliser l’extrémisme criminel. Les comportements encouragés dans les documents de Palestine Action représentent un risque sérieux pour la société canadienne. »

Une organisation britannique opérant sous la même appellation, Palestine Action – UK, a mené, depuis environ 2023, une série d’attaques contre des installations liées à des entreprises actives dans les secteurs de la fabrication, du transport maritime et d’autres industries.

Lors d’un incident survenu en 2024, un membre présumé de Palestine Action aurait agressé un policier à l’aide d’une masse lors d’une intrusion du groupe dans un entrepôt d’Elbit Systems. D’autres actions attribuées au mouvement auraient entraîné d’importants dommages matériels ainsi que des blessés. À la suite de ces événements, le Royaume‑Uni a interdit Palestine Action en 2025 en tant qu’organisation terroriste. Des poursuites pénales sont en cours contre plusieurs membres présumés du groupe.

Robertson a déclaré que le B’nai Brith communiquerait avec Gary Anandasangaree, le ministre canadien de la Sécurité publique, afin d’exhorter le Canada à suivre l’exemple du Royaume-Uni et à désigner Palestine Action comme organisation terroriste.